Un protocole d’accord humanitaire a été signé ce jeudi entre la princesse Sarah Zeid et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), dans le but de renforcer la mobilisation nationale et internationale face à l’aggravation de la crise en Haïti.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, également Coordonnatrice résidente et humanitaire, et a été facilitée par le PAM sous la direction de sa Directrice pays, Wanja Kaaria. L’initiative vise à accroître les financements et à promouvoir des solutions politiques durables plaçant la santé maternelle et néonatale, la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes au centre des priorités. 

Lors d’une entrevue tenue à Petion-Ville le 30 Avril 2026 dans un hôtel à Pétion-Ville, la princesse Sarah Zeid, Conseillère spéciale pour l’Initiative du Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies sur la santé maternelle et néonatale en situation de crise, a attiré l’attention sur la situation alarmante des mères et des nourrissons dans les zones les plus touchées. Elle a insisté sur la nécessité de ne pas laisser ces populations vulnérables en marge des réponses humanitaires. Engagée de longue date en faveur du bien-être des femmes et des enfants, elle a rappelé que l’investissement dans les femmes constitue un levier essentiel pour l’avenir du pays. 

De son côté, Nicole Boni Kouassi, Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies, a dressé un constat préoccupant de la situation actuelle. La montée de la violence, l’effondrement économique, les déplacements massifs et la défaillance des services publics ont plongé Haïti dans une urgence humanitaire majeure. Plus de la moitié de la population fait face à une insécurité alimentaire aiguë, avec un impact disproportionné sur les femmes et les enfants. «Les femmes sont la colonne vertébrale de la relance en Haïti. L’avenir des enfants dépend du bien-être et de l’autonomisation économique des femmes», a déclaré la princesse Sarah Zeid, appelant à des investissements soutenus dans la santé, l’éducation et la nutrition, de la grossesse à l’adolescence. La visite a également mis en lumière le rôle central des femmes dans le maintien des ménages et des communautés, malgré l’insécurité croissante et les difficultés économiques. Les acteurs humanitaires ont souligné l’urgence d’agir pour garantir l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux services de protection, notamment pour les survivantes de violences basées sur le genre.

Dans ce contexte, un appel pressant a été lancé aux donateurs internationaux, aux gouvernements et aux partenaires du secteur privé afin de renforcer leur soutien à Haïti. Parmi les propositions figurent la création d’un mécanisme dédié au financement de la relance économique des femmes et le développement de partenariats innovants pour assurer des ressources durables. 

Plusieurs entités des Nations Unies participent à cette initiative, notamment celles actives dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de la protection et du développement, dans une approche coordonnée visant à répondre efficacement à la crise.

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