Haïti: trois jours après son enlèvement, le journaliste de Radio Télé Métropole Wesly Renaud Jean toujours entre les mains de ses ravisseurs
Journalistes, professeur, policiers, avocat, élèves, responsables publics et citoyens: le kidnapping continue de frapper toutes les catégories de la société haïtienne.
Trois jours après son enlèvement, aucune nouvelle rassurante ne permet encore de savoir où se trouve le journaliste Wesly Renaud Jean, collaborateur de Radio Télé Métropole. Le professionnel des médias a été kidnappé dans la soirée du dimanche 6 septembre à Delmas 31, alors qu’il se trouvait à bord de son véhicule et s’apprêtait à rentrer chez lui.
Depuis, l’inquiétude grandit parmi ses proches, ses collègues et le monde de la presse. Les circonstances précises de sa détention restent inconnues et aucune information officielle ne permet, pour l’instant, d’identifier avec certitude le groupe criminel responsable de son enlèvement. Un journaliste de plus entre les mains des ravisseurs L’enlèvement de Wesly Renaud Jean intervient dans un contexte où les enlèvements continuent de faire peser une lourde menace sur la population haïtienne. Delmas 31, comme plusieurs autres secteurs de la capitale, demeure confronté à une insécurité persistante, malgré les dispositions et opérations annoncées par les autorités et la Police nationale d’Haïti. Pour les professionnels des médias, cette situation est particulièrement préoccupante. Le journaliste doit pouvoir circuler, enquêter et exercer son métier sans devenir une cible. Au-delà du cas de Wesly Renaud Jean, d’autres familles vivent actuellement la même angoisse.
Le professeur Boyard serait, selon les informations communiquées, détenu depuis environ 90 jours par ses ravisseurs. Maître Caleb Jean Baptiste figure également parmi les personnes portées aux mains de groupes criminels. La directrice de l’ONAPE, ainsi que deux policiers, seraient eux aussi retenus en captivité. Ces situations, si elles sont confirmées, illustrent l’ampleur d’un phénomène qui continue de briser des familles et de fragiliser davantage une société déjà profondément éprouvée.
«Les journalistes ne sont pas vos ennemis» Face à cette situation, un message particulier est adressé aux groupes armés et à tous ceux qui prennent les journalistes pour cible: Les journalistes ne sont pas vos ennemis. Ils exercent un métier essentiel à la société. Ils rapportent les faits, donnent la parole aux citoyens et contribuent à informer la population. Dans la réalité haïtienne, le journalisme est loin d’être un métier qui garantit la richesse. Beaucoup de professionnels des médias travaillent dans des conditions extrêmement précaires, avec des moyens limités et au prix de sacrifices importants. Le journaliste n'enrichit pas c'est un métier de la pauvreté. Il exerce souvent par vocation, par engagement et par conviction. Prendre un journaliste en otage, c’est donc non seulement traumatiser une famille, mais également porter atteinte à la liberté d’informer.Une profession déjà exposée La situation sécuritaire impose aux journalistes des risques considérables: déplacements difficiles, menaces, pressions, agressions et désormais enlèvements. À chaque kidnapping d’un professionnel des médias, c’est toute la profession qui se retrouve davantage sous pression.
Jusqu’où cette situation peut-elle aller Combien de familles devront encore attendre dans l’angoisse avant que leurs proches soient libérés? Combien de journalistes devront encore être pris pour cible avant que leur sécurité soit réellement considérée comme une priorité?
Vif Info se demande pour quelle raison on est obligé d'enlever un travailleur de la presse en tout cas la famille de Wesly Renaud Jean, à ses proches ainsi qu’à ses collègues de Radio Télé Métropole demande la libération du journaliste,Trois jours sans nouvelles de Wesly Renaud Jean: combien de temps encore faudra-t-il attendre avant de le voir rentrer chez lui?
Trois jours déjà que Wesly Renaud Jean est privé de liberté, trois jours que sa famille vit dans l’attente et l’angoisse. Pendant ce temps, la liste des personnes retenues par les ravisseurs continue de s’allonger. Jusqu’où cette spirale de l’enlèvement peut-elle encore conduire la société haïtienne? Combien de familles devront-elles encore attendre un appel, une preuve de vie ou une libération? Et surtout, jusqu’à quand les journalistes, les enseignants, les policiers, les responsables publics et les simples citoyens devront-ils exercer leurs activités avec la peur permanente de ne pas rentrer chez eux? Si même ceux qui informent, enseignent et servent la population ne sont plus à l’abri, qui reste réellement protégé en Haïti?