Les relations entre la Primature et le Conseil électoral provisoire (CEP) semblent désormais marquées par une profonde divergence institutionnelle, dans un contexte où les désaccords sur le processus électoral se multiplient, après la publication dans le journal officiel du pays le moniteur l'arrêté nommant Uder Antoine au poste de directeur général du CEP.

Selon les informations disponibles, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé aurait procédé à la publication dans le journal officiel Le Moniteur d’un arrêté nommant Uder Antoine au poste de Directeur général du Conseil électoral provisoire. Cette décision a immédiatement suscité une forte réaction au sein de l’institution électorale. Le Conseil électoral provisoire (CEP) aurait, dans ce contexte, déclaré le nouveau Directeur général persona non grata, accentuant ainsi une crise interne qui dépasse désormais le simple cadre administratif pour devenir un enjeu institutionnel majeur. Cette situation illustre la fragilité du dialogue entre l’organe électoral et l’Exécutif, alors même que le pays est engagé dans la préparation d’un processus électoral crucial pour le retour à l’ordre constitutionnel. Huit des neuf membres de l’institution auraient décidé de lui interdire l’accès aux bureaux du Conseil. Cette situation traduit une fracture institutionnelle profonde entre l’Exécutif et l’organe électoral, censé garantir l’indépendance et la crédibilité du processus électoral en Haïti.

Pour plusieurs observateurs, ce nouvel épisode risque d’aggraver les tensions déjà existantes entre les deux institutions et de compliquer davantage la préparation des prochaines échéances électorales. Dans un contexte politique fragile, cette crise soulève des inquiétudes quant au fonctionnement harmonieux des institutions républicaines et à la capacité du pays à organiser des élections consensuelles, inclusives et crédibles.

À ce stade, aucune médiation officielle n’a encore été annoncée pour tenter de désamorcer la situation, tandis que les acteurs politiques et de la société civile appellent de plus en plus à un dialogue urgent afin d’éviter un blocage institutionnel prolongé.

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