Après plusieurs semaines de peur et de violences, un semblant de vie recommence à gagner Robin, dans la 5e section Grand-Fond de Kenscoff


La circulation des habitants reprend progressivement, mais l’ambiance reste marquée par les séquelles des violences qui ont frappé la zone pendant près d’un mois. Lors d’une visite sur place, notre équipe a constaté l’ampleur des destructions. Des maisons et des infrastructures ont été endommagées ou détruites, tandis que certains secteurs portent encore les stigmates des affrontements et des violences. Les images prises dans la zone donnent parfois l’impression d’un paysage ravagé par un tremblement de terre. Pourtant, derrière ces ruines se trouve une autre réalité: celle d’une population confrontée à la violence et à la peur.



Plusieurs paysans et paysannes auraient perdu la vie au cours de cette période de terreur. Pour les habitants qui commencent à revenir, la reprise de la circulation ne signifie pas pour autant un retour à la normale. À Robin, les traces des événements restent profondément visibles. Les bâtiments détruits, les habitations abandonnées et les espaces désertés témoignent encore de la violence qui a bouleversé le quotidien de la population. Le retour progressif des habitants constitue un signe d’espoir, mais cette reprise demeure fragile. Dans cette zone essentiellement rurale, la population dépend largement de ses activités agricoles pour assurer sa subsistance. La peur, les destructions et les pertes humaines ont toutefois profondément perturbé la vie économique et sociale de la communauté.



À mesure que quelques habitants recommencent à circuler, Robin tente ainsi de reprendre son souffle. Mais derrière cette apparente accalmie, les séquelles de la violence restent bien vivantes. À Robin, la circulation reprend peu à peu, mais les traces de la terreur restent visibles à chaque coin de rue. Derrière les maisons détruites et les terres abandonnées, une population tente de reprendre une vie normale après plusieurs semaines de violences.



La peur, elle, n’a pas encore complètement disparu. Mais jusqu’où cette reprise pourra-t-elle aller sans garanties de sécurité? Les habitants pourront-ils retourner durablement à leurs activités agricoles? Et surtout, qui répondra des vies perdues et des destructions laissées derrière cette nouvelle période de terreur?
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