Des personnes déplacées internes (PDI), hébergées dans des camps au niveau du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), ont manifesté ce mardi 20 octobre 2026 à Delmas 33. Victimes des violences armées à Solino, elles réclament le versement d’une aide à la relocalisation de 100 000 gourdes annoncée, selon elles, par l’Office national de la migration (ONM). Les protestataires exigent également le départ du Premier ministre et menacent de rester dans la rue jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

La détresse des personnes déplacées par les violences armées continue de se manifester dans les rues de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Ce mardi, plusieurs déplacés originaires de Solino ont investi le macadam à Delmas 33 pour dénoncer leurs conditions de vie dans les camps d’hébergement et réclamer des réponses concrètes des autorités. Contraints de fuir leur quartier pour échapper aux violences armées, ces citoyens vivent désormais dans des sites d’hébergement installés au niveau du MTPTC. Leur mobilisation traduit leur exaspération face à une situation qu’ils jugent difficile et à l’incertitude entourant leur relocalisation. Au cœur de la protestation figure le paiement d’une aide financière de 100 000 gourdes, présentée par les manifestants comme une promesse de l’Office national de la migration dans le cadre de leur relocalisation. Pour ces familles, ce soutien financier constitue un moyen de rechercher une solution de logement et de commencer à reconstruire leur quotidien après avoir été contraintes d’abandonner leurs maisons.

Les protestataires réclament des éclaircissements sur le versement de cette somme et attendent des autorités un calendrier précis. À ce stade, les conditions d’éligibilité et la date effective du paiement doivent encore être confirmées auprès de l’ONM. Derrière les slogans et les revendications politiques se trouve une réalité humaine difficile : celle de familles déplacées qui tentent de survivre loin de leur quartier d’origine. Les manifestants dénoncent la situation qu’ils affrontent dans les camps et appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour leur permettre de retrouver des conditions de vie dignes. Leur mobilisation rappelle les défis auxquels Haïti est confronté face aux déplacements forcés provoqués par les violences armées: hébergement, accès aux services essentiels, protection des familles et recherche de solutions durables.

Au-delà de la question de la relocalisation, les manifestants demandent également le départ du Premier ministre. Cette revendication inscrit leur mouvement dans un climat de mécontentement politique et social plus large. Déterminés à faire entendre leur voix, les déplacés de Solino menacent de rester sur le béton tant que leurs demandes ne seront pas satisfaites. Ils veulent ainsi maintenir la pression sur les autorités et obtenir des engagements concrets. La mobilisation de Delmas 33 pose une nouvelle fois la question de la réponse apportée aux personnes déplacées internes en Haïti. Pour les familles qui ont fui les violences, la relocalisation ne représente pas seulement une aide financière: elle constitue une étape essentielle vers la sécurité, la stabilité et la reconstruction de leur vie. Une réponse officielle de l’ONM et du gouvernement est attendue afin de clarifier le statut de l’aide annoncée et les dispositions envisagées pour accompagner les personnes concernées.
En attendant, les déplacés de Solino maintiennent leurs revendications et demandent aux autorités de traduire leurs engagements en actions concrètes.

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