Ce jeudi saint, alors que beaucoup se lavent  les pieds pour la préparation à célébrer la Pâque vient la sobriété et la réflexion, le marché haïtien a reçu son « cadeau de Pâque» : avec  l'augmentation officielle du carburant dont les prix. La gazoline passe à 725 gourdes le gallon, le gazoil à 850 gourdes et le kérosène à 845 gourdes.

Si les autorités justifient cette hausse par la recommandation du Conseil consultatif et l’équilibre du marché, pour les ménages haïtiens déjà confrontés à l’inflation, à l’insécurité et au chômage, ce « cadeau » est loin d’être festif. Chaque litre de carburant impacte directement le coût des transports, de l’alimentation et des services essentiels.

Le gouvernement a l’opportunité de transformer cette annonce en une politique transparente et équilibrée : mieux informer la population, encadrer la distribution, et soutenir les plus vulnérables. Sinon, ce qui devait être une décision économique se transforme en symbole d’une fragilité persistante du quotidien haïtien.

Le Jeudi Saint appelle au partage et à la solidarité. Dans le contexte actuel, ces valeurs pourraient inspirer des choix politiques plus justes, afin que le « prix du carburant » ne devienne pas synonyme de désespoir pour des milliers de familles.