Réunis le 10 juillet 2026 à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville, les signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ont tenu une assise nationale afin de consolider un consensus autour du processus de transition et de la tenue des prochaines élections.

La rencontre a rassemblé plusieurs personnalités politiques, dont Me Caleb Jean-Baptiste, les membres de viv AYITI nous voulons parler de Biron Odigé, Rony Timothée, l’ancien député Abel Descolines, anciennes Ministres à la Conditions Féminine et aux Droits de Femmes (MCFDF) Doc Sophia LOREUS, ainsi que des représentants de diverses organisations engagées dans le Pacte. Selon les organisateurs, environ 240 des 303 signataires, soit plus de 80 %, ont participé aux travaux. Après une mise en contexte présentée par Mme Nancy Vilcé, l’ancien député Abel Descolines a procédé à la lecture de la déclaration officielle. Le document dresse un état des lieux de la crise multidimensionnelle que traverse Haïti, tout en reconnaissant certaines avancées réalisées sous l’administration du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Les signataires estiment que les gouvernements de transition ont avant tout pour mission de créer les conditions nécessaires au rétablissement de l’ordre constitutionnel à travers des élections libres, inclusives et transparentes. Ils saluent notamment le renforcement du Conseil électoral provisoire (CEP), la révision du décret électoral, l’adoption du budget de l’institution électorale ainsi que la publication de la liste des partis politiques habilités à participer aux prochains scrutins. Toutefois, la déclaration souligne que l’insécurité demeure le principal obstacle au bon déroulement du processus électoral. Les participants évoquent les déplacements massifs de population, la fermeture de nombreuses entreprises et les perturbations du système éducatif provoquées par la violence des groupes armés.

Ils invitent les autorités haïtiennes à poursuivre les efforts entrepris pour rétablir la sécurité et demandent à la communauté internationale de respecter ses engagements envers Haïti. Ils plaident notamment pour un soutien accru à la Police nationale d’Haïti (PNH), aux Forces armées d’Haïti (FAd’H), au renforcement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité ainsi qu’à une coopération internationale plus soutenue pour démanteler les réseaux criminels. Les signataires ont également rappelé que le Pacte national repose sur les principes de collégialité, de dialogue et de concertation. Ils ont insisté sur le fait qu'aucun membre ou organisation ne peut parler au nom du Pacte sans mandat de la majorité des signataires.

En conclusion, les participants ont lancé un appel à l’ensemble des forces vives du pays partis politiques, organisations de la société civile, secteur privé, universités et syndicats afin de privilégier l’intérêt national. «L’heure n’est ni aux divisions ni aux calculs politiques. Elle est au rassemblement, à la responsabilité et au courage», indique la déclaration finale.
Prenant la parole à la clôture de la rencontre, le consul Richardson Étienne a salué cette assise comme l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis le 30 juin. Il a réaffirmé la volonté des signataires de contribuer à la stabilité institutionnelle et à l’organisation d’élections démocratiques, crédibles et inclusives en Haïti.
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