Le paysage politique haïtien appelé à prendre part aux prochaines élections se précise. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a rendu publique dimanche la liste définitive des regroupements politiques agréés dans le cadre du processus électoral en cours.
Dans une note de presse référencée CEP/DC/041-2526, l’institution indique avoir accordé un avis favorable à 17 regroupements politiques regroupant au total 228 partis politiques. Cette décision intervient dans le cadre de la mise en œuvre du décret électoral du 2 juin 2026 et s’appuie notamment sur son article 129, qui encadre les regroupements politiques participant au processus électoral.17 regroupements agréés Parmi les structures retenues figurent notamment SOLY, représenté par Edouard Wadner, Solidarite pou Ayiti Respire (SOL AYITI), représenté par Murat Charlot, Coppos-Haïti et Alliés (CHA), représenté par Jamil Salomon, et Ayiti Transfòme, représenté par Jean Davide Ceneste. La liste comprend également DEBLOKE, Platfom Rekonsilye, Debout Patriotes, En Avant Pour Haïti, Debout Citoyen pour la transformation d’Haïti, LAPEH AK ALYEL YO, ANFOS POU SOVE LONI, DELIVRANS, MYEL, VIKTWA, Konbit ak Aksyon pou Ayiti Bel (KAPAB), Platfom Politik Gras Pou Ayiti (PPGA) et Grand Rassemblement National Démocrate (GRAND). Ces regroupements réunissent des formations politiques aux profils et orientations différents, donnant une première indication de la diversité du paysage politique appelé à participer au processus électoral.

VIKTWA, le plus important regroupement
Avec 50 partis politiques, VIKTWA, représenté par Camille Leblanc, est le regroupement qui rassemble le plus grand nombre de formations parmi les 17 structures agréées. La liste du CEP comprend notamment, au sein de cette plateforme, Action Démocratique pour Bâtir Haïti, Alternative du Changement, Force 50, Force Louverturienne Réformiste, Mouvement Konbite National, Parti National pour le Développement, Parti Populaire Haïtien, Pati Ayiti Kanpe et Renmen Ayiti. D’autres regroupements comptent également un nombre important de formations. SOLY et Coppos-Haïti et Alliés regroupent chacun 13 partis, tandis qu’Ayiti Transfòme en compte 12. Le délai d’enregistrement arrivé à échéance
Le CEP rappelle que la période d’enregistrement des regroupements politiques avait pris fin le vendredi 14 août 2026 à 17 heures, conformément au calendrier électoral. L’institution précise que la liste définitive peut également être consultée sur ses plateformes officielles. Elle réaffirme à cette occasion son engagement à conduire le processus électoral dans un cadre qu’elle veut inclusif, impartial, transparent et intègre. Une étape de plus vers le scrutin La publication de cette liste marque une nouvelle étape dans la préparation des élections annoncées pour le 13 décembre 2026. Avec 17 regroupements agréés et 228 partis politiques concernés, le paysage des forces politiques admises à poursuivre le processus commence à se dessiner. Cette étape ne constitue toutefois pas encore la publication des candidatures individuelles ni la répartition des candidats par circonscription. Le CEP devra désormais poursuivre les différentes opérations prévues par le calendrier électoral, alors que les acteurs politiques se préparent à la prochaine phase du processus.

À moins de quatre mois du scrutin annoncé, la course électorale entre dans une nouvelle phase. Reste maintenant aux regroupements agréés à transformer leur présence sur la liste du CEP en candidatures et en véritable mobilisation politique sur le terrain. À l’approche du scrutin du 13 décembre, la publication de ces 17 regroupements marque une nouvelle étape dans la course électorale. Mais au-delà des chiffres et des alliances, plusieurs questions demeurent: ces regroupements parviendront-ils à présenter des candidatures crédibles et représentatives? Le nombre élevé de partis réunis au sein de certaines plateformes favorisera-t-il une véritable cohésion politique ou risque-t-il de multiplier les divisions? Et surtout, dans un contexte marqué par l’insécurité et une forte défiance envers les institutions, le processus électoral pourra-t-il garantir une participation suffisamment large et des élections crédibles? Décidément, la prochaine étape du calendrier électoral devrait permettre de mesurer la capacité de ces nouvelles alliances à passer des accords politiques aux urnes.

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