L’Assemblée du Consensus National (ACN) a présenté officiellement, ce jeudi, le document intitulé «Manifeste du Consensus National», issu de deux journées de concertation tenues les 8 et 9 octobre derniers à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville. Cet accord politique, élaboré avec la participation de représentants de différents secteurs de la vie nationale, propose la mise en place d’un nouvel exécutif de transition composé d’un président et d’un Premier ministre, conformément au modèle constitutionnel évoqué par les initiateurs.


Intervenant au micro de Vif Info, Sandra Beauvil a souligné que cette nouvelle initiative politique ne vise pas à satisfaire des intérêts particuliers ni à procéder à un partage de postes, mais plutôt à placer les intérêts d’Haïti au centre des décisions.


De son côté, l’ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, Jimmy Albert, a estimé que la recherche d’une issue à la crise haïtienne relève avant tout de la responsabilité des Haïtiens eux-mêmes. Il a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’un engagement national pour trouver une réponse à la crise politique et institutionnelle.
À travers ce manifeste, les signataires entendent proposer une nouvelle orientation pour la transition politique. La concrétisation de cette démarche dépendra toutefois de la capacité des acteurs concernés à transformer les propositions avancées en un accord suffisamment large pour favoriser une gouvernance stable et répondre aux principales préoccupations de la population.


Au-delà des accords politiques et des différentes transitions qui se succèdent, une question fondamentale demeure: quels résultats concrets pour la population haïtienne? La sécurité sera-t-elle enfin rétablie, les conditions de vie améliorées et des élections crédibles organisées? Le Manifeste du Consensus National saura-t-il se démarquer des initiatives précédentes et traduire ses engagements en actions concrètes? Les intérêts du pays primeront-ils réellement sur les ambitions politiques et les luttes de pouvoir?


Autant de questions auxquelles le temps et les actes des signataires devront apporter des réponses. Pour l’heure, le pays attend des résultats, au-delà des promesses.
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