Le Collectif Défenseurs Plus a exprimé sa profonde inquiétude face au démarrage du processus électoral en Haïti, estimant que les conditions actuelles ne permettent pas d'organiser des élections libres, crédibles et inclusives.
Dans une note de presse publiée le 21 juillet 2026, l'organisation souligne que les autorités ont lancé l'inscription des partis politiques, des regroupements de partis ainsi que l'enregistrement des électeurs sans avoir publié de calendrier électoral officiel et sans avoir pris de mesures suffisantes pour rétablir un climat de sécurité. Selon le Collectif, cette démarche compromet la crédibilité et la légitimité du processus électoral. Défenseurs Plus rappelle que le retour à l'ordre constitutionnel demeure indispensable pour le pays. Toutefois, l'organisation estime qu'un tel objectif ne peut être atteint à travers un processus qu'elle juge improvisé et déconnecté de la réalité quotidienne des citoyens. Elle souligne que plusieurs régions demeurent sous le contrôle de groupes armés qui continuent de tuer, d'enlever des personnes et de priver des milliers d'Haïtiens de leurs droits fondamentaux.

Dans ces conditions, le Collectif s'interroge sur la possibilité pour les citoyens de s'inscrire librement sur les listes électorales, de participer aux campagnes, de circuler sans crainte et de voter dans un environnement garantissant la liberté, le secret et la sincérité du scrutin. Selon lui, une élection organisée dans un climat de peur et d'exclusion ne peut ni produire des résultats crédibles ni contribuer au renforcement de la démocratie. L'organisation déplore également l'absence d'un calendrier électoral détaillé, estimant qu'un tel document constitue un élément essentiel de transparence, de prévisibilité et d'égalité entre les différents acteurs politiques. Elle rappelle qu'un processus électoral doit reposer sur des règles claires, connues de tous et appliquées de manière impartiale. Par ailleurs, Défenseurs Plus s'inquiète de l'utilisation des ressources publiques dans le cadre des préparatifs électoraux.


L'organisation évoque notamment les déplacements de conseillers électoraux à bord d'avions affrétés dans plusieurs départements, estimant que ces dépenses soulèvent des interrogations quant à leur nécessité et à leur transparence, alors que le pays traverse une grave crise économique et humanitaire. Face à cette situation, le Collectif recommande la publication immédiate d'un calendrier électoral complet, le rétablissement effectif de la sécurité sur l'ensemble du territoire avant la poursuite du processus, la garantie de la participation des personnes déplacées internes et de toutes les catégories de la population, une gestion rigoureuse des fonds publics destinés aux élections ainsi que l'ouverture d'un dialogue sincère entre les autorités, les partis politiques, les organisations de la société civile et les autres parties prenantes. En tout cas Le Collectif Défenseurs Plus réaffirme enfin son engagement à suivre l'évolution du processus électoral et à défendre les droits fondamentaux de la population. Selon l'organisation, la démocratie ne peut être reconstruite dans un climat de peur, d'exclusion et d'improvisation. Elle estime que le peuple haïtien mérite un scrutin crédible, transparent et capable de restaurer durablement la confiance dans les institutions démocratiques.


Malgré l'arrivée du matériel électoral dans plusieurs régions du pays et le lancement progressif des opérations d'inscription, notamment dans le département du Nord, le Collectif Défenseurs Plus maintient ses inquiétudes quant aux conditions réelles de la tenue du scrutin. L'organisation estime que la disponibilité du matériel ne saurait à elle seule garantir la crédibilité d'un processus électoral.Dès lors, plusieurs questions demeurent: comment assurer la participation de milliers de personnes déplacées vivant dans des


camps ou ayant fui les violences des gangs? Comment garantir la sécurité des électeurs, des candidats et du personnel électoral dans les zones encore sous l'influence de groupes armés? Pourquoi les inscriptions ont-elles débuté alors qu'aucun calendrier électoral détaillé n'a encore été officiellement publié? Enfin, les autorités parviendront-elles à instaurer le climat de confiance indispensable à l'organisation d'élections libres, transparentes et inclusives?
Autant d'interrogations qui continuent d'alimenter le débat national autour d'un processus électoral dont l'issue sera déterminante pour l'avenir démocratique du pays.
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