La question de l’insalubrité refait surface dans plusieurs quartiers de Delmas où des tas d’immondices continuent de joncher les rues, provoquant colère, inquiétude et frustration au sein de la population.
Face à cette situation, de nombreux citoyens s’interrogent sur le sort du programme d’assainissement autrefois lancé par le ministère de l’Environnement afin de lutter contre l’accumulation des déchets dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon plusieurs riverains, les interventions actuelles demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins réels de la communauté. Le Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS), chargé notamment du ramassage des déchets, tente de participer aux opérations de nettoyage, mais les moyens déployés sont jugés trop faibles face à l’ampleur du problème.

Dans plusieurs rues de Delmas, les déchets s’accumulent depuis plusieurs jours, dégageant de mauvaises odeurs et augmentant les risques sanitaires, particulièrement à l’approche des périodes pluvieuses. Les habitants craignent également les conséquences environnementales liées au blocage des canaux d’évacuation et à la prolifération de maladies. Des voix s’élèvent pour demander aux autorités de relancer de manière durable les programmes d’assainissement et de renforcer les opérations de collecte des ordures à travers le déploiement régulier de camions de ramassage dans les zones les plus touchées. Pour plusieurs citoyens, l’assainissement ne devrait pas être une intervention ponctuelle, mais une politique publique permanente visant à préserver la santé publique, protéger l’environnement et améliorer les conditions de vie dans les quartiers populaires.

Alors que la crise des déchets devient de plus en plus visible dans la capitale, beaucoup espèrent une réponse plus structurée des institutions concernées afin d’éviter que les Delmas, Port-au-prince, Petion-Ville, Tabarre, ne se transforment davantage en dépotoirs à ciel ouvert.

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