plus de cinq années, des troubles politiques Une situation controverse entre l'ancien président assassiné Jovenel Moïse et l'opposition Aujourd’hui, en 2026, cela fait déjà sept ans de 2019 à 2026 que la commune de l’Arcahaie, reconnue comme la cité historique du drapeau haïtien, a perdu le goût et l’éclat des grandes célébrations nationales du 18 mai. la commune de Arcahaie, considérée comme la cité historique du drapeau haïtien, peine à accueillir les grandes célébrations nationales du 18 mai dans les conditions symboliques qui ont marqué son histoire.

Lieu emblématique de la mémoire nationale, l’Arcahaie reste gravée dans l’histoire d’Haïti et du monde pour avoir accueilli le congrès historique du 18 mai 1803. C’est dans cette ville que Jean-Jacques Dessalines avait créé le bicolore haïtien, devenu l’un des symboles majeurs de l’indépendance et de l’unité nationale. Avec une population estimée à plus de 180 000 habitants, cette commune longtemps associée aux grandes célébrations patriotiques semble aujourd’hui perdre progressivement le souffle des commémorations traditionnelles de la fête du drapeau. L’insécurité grandissante, les violences armées et l’instabilité qui affectent plusieurs régions du pays ont profondément réduit l’ampleur des rassemblements populaires organisés à l’Arcahaie ces dernières années.

Face à cette réalité jugée préoccupante par de nombreux citoyens, le gouvernement haïtien a décidé de donner rendez-vous à la population au Champ-de-Mars, à Port-au-Prince, pour la célébration officielle du 223e anniversaire de la création du drapeau haïtien, prévue le 18 mai 2026. Pour plusieurs observateurs, cette décision illustre les difficultés actuelles du pays à maintenir certaines traditions nationales dans leurs lieux historiques d’origine. Beaucoup regrettent qu’une date aussi symbolique ne puisse être célébrée pleinement à l’Arcahaie, là où fut conçu le drapeau national devenu l’emblème de la liberté haïtienne.

Dans l'opinion publique, certains voient dans cette situation le signe d'un déclin des grandes célébrations patriotiques face à l'insécurité croissante, tandis que d'autres y voient une honte, une défaite pour l'État, et d'autres encore croient qu'un jour le pays pourra retrouver sa situation initiale pour redonner à l’Arcahaie toute sa place dans les commémorations nationales. Entre 2019 et 2026, une période de sept ans marquée par une crise politique persistante, le pays a été confronté à une succession de défis majeurs, notamment la détérioration du climat sécuritaire et les controverses politiques ayant suivi l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Ces événements ont contribué à fragiliser davantage les institutions et à affecter la cohésion nationale. Dans ce contexte, la commune de l’Arcahaie, considérée comme la «cité du drapeau», peine à retrouver l’éclat des grandes festivités du 18 mai. Jadis haut lieu de rassemblement patriotique, elle n’accueille plus les célébrations dans les conditions symboliques et populaires qui ont marqué son histoire et forgé son identité.

Les rues, autrefois animées par des défilés, des chants patriotiques et des cérémonies officielles, semblent aujourd’hui marquées par une forme de nostalgie. Les autorités locales et les acteurs communautaires expriment toutefois l’espoir de voir renaître, dans un avenir proche, l’esprit du 18 mai dans toute sa dimension historique et culturelle.
Au-delà des difficultés actuelles, Arcahaie demeure un symbole fort de l’unité nationale. Mais la question reste posée: comment redonner à la cité du drapeau son rôle central dans la mémoire collective et les célébrations de la République ?

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