New York — L’ancienne vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, a déclaré vendredi qu’elle « réfléchissait » à une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2028. Cette déclaration, faite lors de la convention du National Action Network, marque sa prise de position la plus explicite à ce jour concernant son avenir politique.
Interrogée par le révérend Al Sharpton, Harris a répondu sans détour : « Je pourrais… j’y pense », alimentant ainsi les spéculations déjà croissantes autour d’un possible retour dans la course à la Maison-Blanche. Candidate démocrate à l’élection de 2024, elle reste une figure centrale du Parti démocrate.
Une décision encore en réflexion
Depuis la fin de son mandat à la vice-présidence, Harris a multiplié les apparitions publiques, notamment après la publication de ses mémoires fin 2025. Elle prévoit également de participer à plusieurs événements politiques dans le sud des États-Unis au cours du mois.
Bien qu’elle ait affirmé en 2025 ne pas vouloir « retourner dans le système » lors d’une interview avec Stephen Colbert, elle a ensuite nuancé ses propos en déclarant à Laura Kuenssberg : « Je n’ai pas fini ».


Lors de la conférence, elle a rappelé son expérience au plus haut niveau de l’État :
« Je sais ce qu’est ce travail et je sais ce qu’il exige », a-t-elle déclaré, évoquant ses années passées à proximité du bureau ovale.
Critiques de la politique de Donald Trump
Harris a également profité de son intervention pour critiquer la politique étrangère du président Donald Trump, notamment concernant le conflit avec l’Iran, qu’elle a qualifié de « choix ». Elle a mis en garde contre les tensions avec les alliés traditionnels des États-Unis, en particulier les pays de l’OTAN.
« Cela me tient éveillée la nuit », a-t-elle confié, soulignant les conséquences potentielles de ces orientations diplomatiques.
Une course déjà très convoitée
La convention a également servi de tribune à plusieurs figures démocrates susceptibles de briguer l’investiture en 2028. Parmi eux :
Josh Shapiro
Wes Moore
Pete Buttigieg
JB Pritzker
Ruben Gallego
Ro Khanna
Tous ont mis en avant leurs réalisations et esquivé les questions directes sur leurs ambitions présidentielles, préférant insister sur les élections de mi-mandat de 2026.
Un parti en quête de vision
Alors que le Parti démocrate se prépare à une nouvelle phase politique, les déclarations de Harris et des autres prétendants illustrent une volonté de redéfinir une vision commune.
« Le statu quo ne fonctionne pas pour beaucoup de gens depuis longtemps », a conclu Harris, laissant entendre que sa décision finale pourrait dépendre des priorités à venir pour le pays.
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