La crise sécuritaire continue de provoquer d’importants déplacements de population dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon le directeur général de l’Office National de la Migration (ONM), Jean Négot Bonheur Delva, environ 18 000 personnes, soit plus de 4 200 ménages, ont fui leur domicile dans la Plaine du Cul-de-Sac en raison des affrontements entre gangs rivaux.

Ces familles déplacées ont trouvé refuge dans 33 sites d’hébergement répartis notamment dans les communes de Cité Soleil, Delmas et Tabarre. D’autres victimes ont été accueillies par des proches ou des familles déjà vulnérables, aggravant davantage les difficultés humanitaires dans ces communautés. Les violences armées qui secouent la Plaine du Cul-de-Sac ont poussé de nombreuses familles à abandonner précipitamment leurs maisons afin de sauver leur vie. Femmes, enfants et personnes âgées figurent parmi les principales victimes de cette nouvelle vague de déplacements forcés. Dans les sites d’accueil, les conditions de vie demeurent extrêmement précaires.

Les déplacés manquent souvent d’eau potable, de nourriture, de soins médicaux et d’abris adéquats. Plusieurs organisations humanitaires alertent également sur les risques sanitaires liés à la surpopulation dans ces espaces improvisés. Cette nouvelle crise humanitaire illustre une fois de plus l’ampleur de l’insécurité qui continue de fragiliser le pays et de plonger des milliers de familles haïtiennes dans la détresse.
Les autorités et les organisations humanitaires poursuivent leurs appels à une mobilisation urgente afin d’apporter une assistance aux populations affectées et de renforcer la protection des personnes déplacées.

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