- Plus de 20000 habitants dans la plaine du cul-de-sac ont été contraints de fuir leurs domiciles depuis le dimanche 10 mai 2026 à cause des violences attribuées à des groupes armés, selon les dernières données publiées par l’Organisation FADHRIS.
L’organisation indique que les affrontements armés et l’insécurité persistante ont provoqué un nouveau mouvement massif de déplacement de population dans cette commune déjà fortement affectée par la crise sécuritaire qui frappe Haïti. Selon l'organisation de Femmes FADHRIS plus de la moitié des personnes déplacées ont trouvé refuge dans 6 sites d’accueil improvisé pour héberger les familles ayant fui les violences. Certains d'entre eux reste dans la rue dans un espace à Ciel ouvert qui se trouve à trois mains, pas de Bâche, ni tente ⛺, ni nourriture, les gens sont dépourvus tout, une situation alarmante. Les autres déplacés ont été accueillis au sein de communautés hôtes, elles-mêmes fragilisées par les conséquences de la crise humanitaire et par le manque de ressources. 

Cette nouvelle vague de déplacements vient accentuer la pression sur les structures d’accueil déjà saturées dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, Delmas et autres. Plusieurs familles déplacées vivent dans des conditions précaires, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau potable, l'eau de services, aux soins médicaux et aux services de base. Les violences armées qui secouent la plaine depuis plusieurs jours ont également provoqué un climat de peur généralisée parmi les habitants, poussant de nombreuses familles à abandonner précipitamment leurs maisons pour tenter de se mettre à l’abri. Les organisations humanitaires continuent d’alerter sur la gravité de la situation et sur les besoins croissants des populations déplacées, alors que l’insécurité complique considérablement l’acheminement de l’aide dans plusieurs quartiers touchés par les affrontements.


Cette nouvelle crise de déplacement illustre une fois de plus l’impact humanitaire de l’expansion des groupes armés dans plusieurs zones du pays, où des milliers de personnes vivent désormais dans l’incertitude et la vulnérabilité.
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