Le Parti Haïtien Uni pour Sauver Haïti (PHUSHA) a exprimé sa profonde inquiétude face à la montée de l’insécurité observée ces derniers jours dans le département de l’Artibonite, particulièrement dans la quatrième section de Saint-Marc.
Dans une note publique, le parti souligne que malgré les nombreux appels lancés par la population afin d’exiger une intervention de l’État, les autorités continuent de garder le silence face à l’aggravation de la situation.

Selon le PHUSHA, les groupes armés poursuivent leurs attaques contre les habitants de l’Artibonite, multipliant massacres, occupations de maisons et actes de violence contre les civils. L’organisation politique déplore que plusieurs localités soient progressivement tombées sous le contrôle des gangs armés. Après des zones comme Pont-Sondé, Liancourt et Marchand-Dessalines, le PHUSHA affirme que d’autres secteurs, notamment Jandeni ainsi que plusieurs zones de la quatrième section de Saint-Marc, sont désormais menacés.

Le parti considère cette situation comme une menace directe contre la vie des habitants de l’Artibonite et estime que la population est abandonnée à son sort. Il rappelle également que de nombreux déplacés avaient trouvé refuge à Saint-Marc après avoir fui d’autres communes sous contrôle de groupes armés. Aujourd’hui, selon le PHUSHA, même ces espaces considérés comme des zones de refuge sont menacés. Face à cette détérioration sécuritaire, le PHUSHA interpelle les autorités étatiques sur les solutions envisagées pour protéger la population. Le parti se demande où les citoyens pourront encore trouver refuge si l’expansion des groupes armés continue de progresser dans le département. Dans ce contexte, le PHUSHA lance un appel pressant à l’État haïtien afin qu’il assume pleinement ses responsabilités constitutionnelles en matière de sécurité publique. Le parti rappelle qu’il est du devoir des autorités de garantir la sécurité des citoyens, de protéger le territoire national et d’empêcher les actes de violence susceptibles d’aggraver davantage les souffrances de la population.

Tout en réaffirmant sa confiance dans la Police nationale d’Haïti, le PHUSHA condamne fermement les agissements des groupes armés qu’il accuse de semer la terreur dans le pays. Le parti appelle également le gouvernement ainsi que le directeur général de la Police nationale, Vladimir Paraison, à intervenir rapidement dans l’Artibonite afin d’éviter une aggravation de la crise sécuritaire.
Enfin, le PHUSHA encourage la population de Saint-Marc à rester vigilante, à éviter les mouvements de panique et à collaborer avec les autorités lorsque cela s’avère nécessaire, dans l’espoir d’un retour de la paix dans le département.
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