À l’approche de la fête du drapeau et de l’Université, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Déméro, a organisé le vendredi 15 mai 2026 une cérémonie spéciale d’hommage dédiée aux éducateurs et éducatrices dans un hôtel de Pétion-Ville.
Cette activité s’est déroulée en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique, de partenaires techniques et financiers, de syndicats d’enseignants, de directeurs d’établissements scolaires, d’élèves ainsi que de diverses personnalités du système éducatif.

Au cours de la cérémonie, plusieurs professionnels de l’éducation ont été honorés pour leur engagement, leur persévérance et leur dévouement dans un contexte souvent marqué par des défis structurels importants, notamment le manque de ressources, les conditions de travail difficiles et les impacts des crises sociales et économiques. Les autorités éducatives ont souligné l’importance stratégique de l’éducation dans le développement du pays, rappelant que les enseignants constituent un pilier essentiel du système national et un moteur pour l’avenir de la jeunesse haïtienne.

Prenant la parole, le ministre Vijonet Déméro a renouvelé l’engagement du ministère à améliorer progressivement les conditions de travail des enseignants à travers des mesures visant à renforcer le système éducatif national. Il a également rappelé que la sécurité, la bonne gouvernance, la relance économique et la réussite du processus électoral figurent parmi les principales priorités du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. De son côté, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de rétablir la paix et la sécurité dans le pays afin de garantir la libre circulation des citoyens, le fonctionnement normal des écoles et l’organisation d’élections crédibles.

Selon lui, aucun progrès durable dans le domaine éducatif ne pourra être obtenu sans un climat sécuritaire stable. Cette réforme vise notamment à améliorer la qualité de l’enseignement, renforcer l’accès à l’éducation et moderniser les infrastructures scolaires. Toutefois, malgré les annonces officielles, de nombreux défis continuent de fragiliser le secteur éducatif dans le pays. Le manque d’écoles publiques demeure l’une des principales préoccupations de nombreuses familles haïtiennes, particulièrement dans les quartiers populaires et les zones rurales. Plusieurs parents dénoncent les coûts élevés des établissements privés, souvent inaccessibles pour une grande partie de la population.

À cette situation s’ajoute également l’impact de l’insécurité provoquée par les groupes armés. Dans plusieurs régions du pays, des écoles ont dû fermer leurs portes ou interrompre leurs activités à cause des violences. Certaines infrastructures scolaires, parfois récemment construites, ont été abandonnées par l’État en raison de l’emprise des gangs sur certaines zones.

Des écoles, Des élèves et enseignants déplacés se retrouvent aujourd’hui dans des conditions précaires, alors que le fonctionnement régulier des établissements scolaires reste fortement perturbé dans plusieurs communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Malgré ce contexte difficile, les autorités éducatives affirment vouloir maintenir les efforts visant à préserver le droit à l’éducation et à soutenir les enseignants qui continuent d’assurer leur mission dans des conditions souvent complexes.
Cette cérémonie d’hommage s’inscrit ainsi dans une volonté de reconnaître la contribution des éducateurs au développement du pays, tout en rappelant les nombreux défis qui pèsent encore sur le système éducatif haïtien.

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