L’administration a déposé un recours d’urgence devant la plus haute juridiction des États-Unis demandant aux juges non seulement de l’autoriser à mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) pour les Syriens, mais aussi de trancher des questions plus larges concernant le pouvoir du président de prendre des décisions similaires dans d’autres cas, a rapporté CNN.
« La Cour suprême donne jusqu’au 5 mars aux défenseurs du TPS pour réagir. La Cour prendra après une décision. Nous ne savons pas ce que la Cour suprême va décider. Si la Cour dit dans sa décision sur le TPS que les tribunaux ne peuvent pas réviser la décision, cela s’appliquera à tous les bénéficiaires du TPS. Un jour à la fois, ne pas paniquer. Nous sommes plutôt dans un territoire plutôt dangereux », a dit l’avocat Frandeley Denis Julien dans une vidéo.
Dans le cadre d’un effort plus vaste visant à réduire l’immigration, Donald Trump a cherché à mettre fin à ce statut pour plusieurs groupes. La Cour suprême a déjà accordé une large marge de manœuvre à l’administration pour annuler ces désignations, notamment dans une affaire concernant des Vénézuéliens bénéficiant du TPS, tranchée en mai. Elle a réaffirmé cette position dans une seconde décision d’urgence rendue en octobre, peut-on lire dans un article de CNN.
Le solliciteur général D. John Sauer, qui soutient que les tribunaux n’ont pas le pouvoir de contrôler les décisions relatives au TPS, a exhorté la Cour suprême à examiner l’affaire sur le fond, faute de quoi les juridictions inférieures « continueront d’entraver la fin de protections temporaires que le secrétaire juge contraires à l’intérêt national, en liant ces décisions à des litiges interminables », selon CNN.
« Cette requête marque la troisième fois que le gouvernement est contraint de solliciter un sursis auprès de cette Cour après que des tribunaux inférieurs ont, sans fondement, bloqué les décisions du secrétaire à la Sécurité intérieure concernant le TPS juste avant leur entrée en vigueur », a indiqué l’administration dans son appel de jeudi, peut-on lire dans cet article.
Après avoir inondé la Cour suprême de recours d’urgence l’an dernier, ces dépôts se sont nettement ralentis ces derniers mois. Le dernier recours d’urgence de l’administration Trump a été déposé — et tranché — en décembre. Dans cette affaire, la Cour s’est prononcée contre l’administration, permettant la poursuite d’une action fédérale intentée par des juges de l’immigration contestant une politique limitant leur capacité à s’exprimer publiquement, selon cet article de CNN.
La justice américaine a rendu une décision favorable aux ressortissants haïtiens protégés par le TPS. La juge fédérale Ana Reyes avait refusé, le jeudi 12 février 2026, de suspendre sa décision bloquant l’administration Trump dans sa tentative de mettre fin aux protections temporaires d’immigration (TPS) pour les Haïtiens bénéficiaires vivant aux États-Unis.
Lors d'une audience à Washington, la juge fédérale Ana Reyes avait également évoqué des menaces qu’elle a reçues depuis sa décision du 2 février dernier. Elle a lu directement des courriels et des messages sur les réseaux sociaux, truffés de propos grossiers, appelant à sa mort. Reyes a indiqué qu’il était désormais courant que les juges reçoivent ce type de messages. Elle conclut l’audience en affirmant qu’elle ne se laisserait pas intimider, a rapporté l'AP.