À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée Chaque 8 mars, le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes a organisé une activité marquant cette date importante autour du thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et les filles : renforcement de l’accès à la justice ».
En créole, ce thème est formulé ainsi :
« Fanm ak tifi dwe jwi dwa yo epi jwenn jistis san fas kote. »

Dans son discours, Pedrica Saint Jean a dressé un tableau préoccupant de la situation des femmes en Haïti, soulignant que l’accès à la justice demeure encore difficile pour de nombreuses citoyennes. Elle a évoqué plusieurs obstacles, notamment les coûts judiciaires, les frais de transport, les responsabilités familiales et la perte éventuelle de revenus qui freinent souvent les démarches des victimes. La ministre a également mis en lumière les barrières sociales et culturelles auxquelles les femmes font face lorsqu’elles tentent de dénoncer des violences ou des injustices. La peur de la stigmatisation, l’incrédulité de certains milieux et la crainte de représailles contribuent, selon elle, à maintenir le silence autour de nombreuses situations de violence.

Par ailleurs, la titulaire du ministère a rappelé que la lutte pour l’accès à la justice s’inscrit dans un combat plus large contre les discriminations et les inégalités persistantes. Elle a notamment souligné la sous-représentation des femmes dans les espaces de décision politiques, économiques et institutionnels, ainsi que l’impact des stéréotypes qui continuent d’influencer le parcours des jeunes filles. Face à cette réalité, le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes affirme poursuivre ses efforts afin d’améliorer l’accompagnement des femmes victimes de violences. À travers sa Direction des affaires juridiques, l’institution offre un appui juridique aux survivantes, les informe sur leurs droits et les oriente dans leurs démarches judiciaires.
Pour les autorités, la célébration du 8 mars doit servir non seulement à reconnaître les avancées réalisées, mais aussi à renforcer l’engagement collectif en faveur d’une société plus juste, où chaque femme et chaque fille peut exercer ses droits en toute sécurité et dignité.
Maintenant on attend les résultats
Davantage d’informations seront communiquées ultérieurement Sur le Vif