Donald Trump avait promis son "aide" au peuple iranien. En lançant une campagne majeure aux côtés d'Israël contre l'Iran, le président américain a appelé samedi 28 février à un soulèvement populaire contre la République islamique, quitte à se départir de ses positions passées.
"Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir", a-t-il affirmé dans un message vidéo pour annoncer les frappes américaines.
Depuis les manifestations de janvier réprimées dans le sang en Iran, le dirigeant républicain n'a cessé de dénoncer la mort de civils, citant le plus souvent le chiffre de "32 000" manifestants tués.
Il avait alors lancé au peuple iranien que "l'aide était en route" et a déployé depuis une armada massive au Moyen-Orient, le plus important dispositif américain dans cette région depuis l'invasion de l'Irak en 2003.
"Nous sommes très proches de la victoire finale"
De façon visiblement coordonnée, le fils du dernier chah d'Iran, qui vit en exil dans la région de Washington, s'est dit confiant dans la victoire contre la République islamique.
"Nous sommes très proches de la victoire finale. Je veux être à vos côtés dès que possible afin qu'ensemble, nous puissions reprendre et reconstruire l'Iran", a déclaré samedi Reza Pahlavi dans une allocution vidéo.
"Je vous demande de rester chez vous pour l'instant et de préserver votre sécurité. Restez vigilants et prêts afin que, au moment opportun – que je vous annoncerai précisément –, vous puissiez retourner dans les rues pour l'action finale", a-t-il dit.
Des médias américains ont rapporté que des plans militaires proposant de cibler directement le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avaient été présentés au président américain, mais il est trop tôt pour savoir si cela sera le cas.
Jusqu'à ce samedi, le président américain avait soufflé le chaud et le froid sur ses intentions, disant préférer la voie diplomatique mais prêt à envisager des frappes "limitées" à défaut d'un accord sur le nucléaire iranien. Mais il s'était gardé de parler ouvertement de changement de régime.