Le drame survenu à la Citadelle Laferrière continue de susciter une vive émotion à travers le pays. Face à l’ampleur de cette tragédie, les autorités haïtiennes ont rapidement enclenché une série de mesures à la fois judiciaires, administratives et symboliques, témoignant de la gravité de la situation et de l’impact sur la conscience nationale.
Dans un point de presse au Cap-Haïtien lundi 14 avril 2026, le Gouvernement haïtien a décrété trois (3) jours de deuil national sur toute l’étendue du territoire, les mardi 14, mercredi 15 et jeudi 16 avril 2026. Pendant cette période de recueillement, le drapeau national sera mis en berne sur les bâtiments publics, en hommage aux victimes de ce drame survenu dans l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine historique du pays. Au-delà de cette mesure symbolique, l’État a également annoncé la prise en charge des frais funéraires des victimes. Cette décision vise à apporter un soutien concret aux familles endeuillées, durement éprouvées par cette tragédie, tout en marquant la solidarité nationale face à cette perte collective. Sur le plan judiciaire, les autorités ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident. La Police nationale d’Haïti (PNH) a confirmé l’interpellation de sept individus dans le cadre de cette affaire. Parmi eux figurent cinq agents de la police municipale de Milot : Jhon Coxllee, connu sous le nom de « Myson », Genové Octavien, Altidor Arly, Louis Max Andy et Césaire Wilner Billy. Deux employés de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN), Valmyr Techlin et Wilfrid César, ont également été arrêtés. Ensuite Le gouvernement demande aux directeurs de l'ISPAN de prendre des mesures pour contrôler les sites touristiques historiques et de donner des instructions officielles pour fermer tous les sites patrimoniaux.

Selon les premières informations communiquées par les autorités, ces arrestations s’inscrivent dans le cadre des investigations en cours visant à établir les responsabilités individuelles et institutionnelles. Tous les suspects sont actuellement placés en garde à vue au commissariat central du Cap-Haïtien, où ils attendent les suites judiciaires qui seront données à cette affaire. Dans le même temps, une délégation gouvernementale de 5 ministre s’est rendue sur place afin de constater la situation et apporter un soutien direct aux victimes. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, accompagné du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, le ministre du tourisme a effectué une visite à l’hôpital de Milot, où plusieurs blessés ont été pris en charge. Les deux responsables ont rencontré les familles touchées par le drame,

exprimant leur solidarité et leur compassion face à cette épreuve. Ils ont également réaffirmé la volonté ferme du Gouvernement de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie et de veiller à ce que les responsabilités soient clairement établies. Ce drame, qui s’est produit au cœur d’un site classé au patrimoine historique national et symbole de la résistance haïtienne, soulève de nombreuses interrogations quant aux dispositifs de sécurité en place et à la gestion des sites touristiques du pays. La Citadelle Laferrière, véritable fierté nationale et attraction majeure, se retrouve aujourd’hui au centre d’un débat crucial sur la protection des visiteurs et la préservation du patrimoine.
Alors que l’enquête suit son cours, l’émotion reste vive au sein de la population. Entre indignation, tristesse et quête de vérité, toute une nation se recueille et attend des réponses à la hauteur de ce drame qui marque profondément la mémoire collective. En attendant des interrogations reste toujours sans réponse sur l'origine de l'incident
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