La France poursuit activement ses démarches diplomatiques en vue de la mise en place d’une coalition internationale destinée à rétablir la liberté de navigation dans le stratégique détroit d’Ormuz. Une initiative présentée comme « strictement défensive » par le ministère français des Armées.
Sous l’impulsion du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, une réunion en visioconférence a réuni 35 pays issus de tous les continents. L’objectif : coordonner une réponse internationale pour sécuriser ce passage clé du commerce mondial, une fois l’intensité des combats réduite dans la région.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des déclarations du président Emmanuel Macron, qui avait annoncé dès le début du mois de mars vouloir fédérer une coalition capable d’agir après la phase la plus critique du conflit. Plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ont déjà exprimé leur volonté de participer à cette initiative.
Parallèlement, la situation reste extrêmement tendue entre États-Unis, Iran et Israël. Le président américain Donald Trump a récemment repoussé un ultimatum adressé à Téhéran, tout en maintenant une forte pression diplomatique et militaire, notamment autour du programme nucléaire iranien et de la réouverture du détroit.
De son côté, l’Iran contrôle toujours étroitement le passage, par lequel transitent environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La circulation maritime a partiellement repris, mais reste limitée à certains navires jugés « non hostiles », tandis que Téhéran envisage l’instauration de droits de passage.
Sur le plan militaire, les États-Unis renforcent leur présence navale dans la région, alimentant les spéculations sur une éventuelle intervention. Toutefois, plusieurs experts estiment qu’une opération terrestre d’envergure demeure peu probable à court terme, faute de moyens suffisants et en raison des risques élevés d’escalade.
Dans ce contexte explosif, l’initiative européenne apparaît comme une tentative de peser sur le cours des événements et de préparer l’après-conflit. Mais tant que les hostilités se poursuivent, la sécurisation durable du détroit d’Ormuz reste incertaine, et avec elle, la stabilité des marchés énergétiques mondiaux.

En tout cas En 2024, 16,5 millions de barils de pétrole avaient circulé via le détroit. Son éventuelle fermeture par Téhéran, en réponse aux attaques américaines contre plusieurs  sites nucléaires iraniens, pose une menace importante sur le commerce mondial.

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