Un total de 1 927 cas de violences basées sur le genre a été recensé en Haïti entre janvier et mars 2026, selon un rapport publié ce jeudi par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes.
Le document fait état d’une moyenne de 21 nouveaux cas signalés chaque jour durant cette période, illustrant l’ampleur de la crise sécuritaire et humanitaire qui touche particulièrement les femmes et les filles.
Selon les données présentées, 71 % des cas enregistrés concernent des viols, majoritairement perpétrés par des membres de gangs armés. Les victimes sont principalement des femmes et des filles vivant dans des zones affectées par la violence et les déplacements forcés. Le rapport souligne également une évolution inquiétante par rapport au dernier trimestre de l’année 2025.


Entre octobre et décembre, environ 27 nouveaux cas par jour avaient été recensés, dont 49 % étaient liés à des viols. Les deux institutions estiment que ces chiffres pourraient être largement sous-évalués en raison de la peur des représailles, de la stigmatisation et des difficultés d’accès aux services de prise en charge dans plusieurs régions du pays.

Face à cette situation, l’UNFPA et le ministère à la Condition féminine appellent au renforcement des mécanismes de protection, de prévention et d’assistance aux survivantes. Ils plaident également pour une mobilisation accrue des autorités et des partenaires internationaux afin de lutter contre l’impunité et de garantir un meilleur accès aux soins médicaux, psychologiques et juridiques.
Dans un contexte marqué par l’expansion des groupes armés et l’aggravation de la crise humanitaire, les violences basées sur le genre demeurent l’une des préoccupations majeures des organisations de défense des droits humains en Haïti.
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