La situation sécuritaire continue de sombrer dans l’horreur dans la Plaine du Cul-de-Sac. Selon les Nations Unies, au moins 390 personnes ont été tuées entre le 6 mars et le 16 mai 2026, dans un contexte marqué par des affrontements violents entre groupes armés opérant notamment à Cité Soleil, dans la Plaine du Cul-de-Sac et à Croix-des-Bouquets.
Le jeudi 14 mai 2026, de nouveaux épisodes de violences ont été signalés, illustrant la persistance des combats pour le contrôle territorial entre groupes criminels lourdement armés. D’après les informations communiquées par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), ces affrontements s’inscrivent dans une logique de domination des zones stratégiques de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les violences ont progressivement transformé plusieurs quartiers résidentiels en véritables zones de guerre. Le rapport onusien fait également état d’au moins 87 maisons et bâtiments publics incendiés, aggravant une crise humanitaire déjà particulièrement préoccupante.

Selon les Nations Unies, les conséquences pour les civils sont alarmantes. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leurs domiciles, rejoignant des sites d’hébergement souvent surpeuplés et dépourvus de conditions de vie adéquates. Plusieurs quartiers sont désormais privés d’accès aux services essentiels, notamment les soins de santé, l’eau potable et les infrastructures de base. Le rapport souligne également que les populations civiles seraient directement ciblées par les groupes armés. Les violences sexuelles y sont décrites comme des instruments de terreur et de contrôle social utilisés contre les habitants des zones affectées, renforçant un climat de peur généralisé. Malgré les opérations menées par les forces de sécurité haïtiennes et les efforts des autorités, la situation demeure extrêmement instable et imprévisible. Les Nations Unies alertent sur le risque d’une aggravation supplémentaire de la catastrophe humanitaire si aucune réponse sécuritaire et institutionnelle durable n’est rapidement mise en place.
Cette nouvelle alerte internationale intervient alors qu’Haïti fait face à une crise multidimensionnelle caractérisée par l’expansion des groupes armés, des déplacements massifs de population et un affaiblissement continu des institutions publiques.
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